Imaginons un entrepreneur qui avait mis en sommeil sa SAS après deux ans d’activité. La société disposait encore de 5 000 € de trésorerie sur un compte bancaire. Pendant la mise en sommeil, aucun revenu ou facture n’a été enregistré. Le dirigeant, lui, ne s’est pas versé de rémunération. Au moment de la reprise :
• Frais de greffe : pour des modifications statutaires légères (changement d’adresse, par exemple), prévoyez quelques dizaines d’euros. S’il y a par contre un changement de forme juridique, il faudra payer davantage (plusieurs centaines d’euros parfois).
• Publication légale : si l’objet social est substantiellement modifié, une annonce légale peut être obligatoire. Le coût moyen d’une annonce peut osciller entre 100 et 200 € selon la longueur et le département.
• Charges sociales : le fait de reprendre une rémunération de dirigeant va générer à nouveau des cotisations. Si vous prévoyez, par exemple, 1000 € de rémunération mensuelle, il faut estimer environ 400 à 500 € de charges mensuelles selon votre régime de sécurité sociale. Le total annuel pourrait alors s’élever à 4 800 € - 6 000 € de charges sociales.
• TVA : si vous facturez à nouveau, vous devrez déclarer et reverser la TVA collectée si vous n’êtes pas en franchise de base. Pour un chiffre d’affaires annuel projeté de 50 000 €, la TVA dépend de votre taux d’imposition (20 % dans la plupart des cas), ce qui représente 10 000 € de TVA collectée annuellement ne restant pas dans les caisses de la société mais à reverser à l’État.
Ce petit exemple illustre que relancer un SIREN dormant implique la reprise de toutes les charges normales liées à l’exploitation, mais vous évite la création complète d’une société nouvelle, qui elle, entraînerait d’autres coûts (rédaction des statuts, apports en capital, annonce légale de constitution, etc.). Avec un SIREN déjà existant, vous maîtrisez mieux le redémarrage financier, et vous gagnez du temps sur le plan administratif.