Pour être réellement utile, un tableau de bord doit être pensé en fonction d’indicateurs pertinents. Parmi ces indicateurs, on retrouve souvent le chiffre d’affaires, la marge brute, le résultat net, le cash-flow ou encore le niveau d’endettement. L’idée est de sélectionner ceux qui reflètent au mieux l’activité et les enjeux de vos filiales, en prenant en compte les spécificités opérationnelles de chacune. De plus, vous pouvez intégrer des éléments non financiers, comme des indicateurs de satisfaction client ou de performance commerciale. Même si ces derniers ne relèvent pas directement de la comptabilité, ils influent sur les décisions stratégiques et la santé globale de l’entreprise. L’essentiel est de disposer d’informations fiables et actualisées.
Le chiffre d’affaires
Le chiffre d’affaires est sans doute l’indicateur le plus cité lorsqu’on parle de performance financière. Il est particulièrement utile pour mesurer l’ampleur de l’activité réalisée, suivre ses variations dans le temps et identifier les saisons fortes. Pour consolider cette donnée dans votre tableau de bord, vous pouvez utiliser le numéro SIREN de chaque filiale et regrouper son chiffre d’affaires selon différentes périodicités : mensuel, trimestriel ou annuel. Veillez à comparer ces chiffres avec les données de l’année précédente, afin de mesurer la progression ou de repérer d’éventuelles anomalies. Un écart soudain peut révéler un dysfonctionnement interne, un changement réglementaire ou économique important.
La marge brute et le résultat net
En parallèle du chiffre d’affaires, il convient aussi de surveiller la marge brute (différence entre les ventes et le coût direct de production ou d’achat) et le résultat net (somme restant après déduction de l’ensemble des charges, impôts et taxes). La marge brute indique si la filiale parvient à couvrir ses coûts opérationnels, tandis que le résultat net mesure la rentabilité globale. Dans certains secteurs (par exemple le commerce de détail ou l’industrie), la marge brute permet de mettre en perspective la politique de prix ou la maîtrise des coûts de production. De son côté, le résultat net peut révéler l’intérêt d’une optimisation fiscale, d’un recours à des financements, ou la nécessité de réorganiser les processus de gestion.
Le cash-flow
Un chiffre d’affaires élevé ne garantit pas nécessairement une bonne santé financière. Parfois, un décalage entre la facturation et les encaissements peut entraîner des difficultés de trésorerie. C’est là que la notion de cash-flow (flux de trésorerie) prend toute son importance. Dans votre tableau de bord, il est crucial de suivre de près les encaissements et les décaissements, notamment pour anticiper les besoins de financement ou les périodes de tension de trésorerie. Concrètement, vous pouvez étudier le délai moyen de règlement des clients ou l’évolution de la trésorerie en fonction des cycles de vente. En reliant ces données au SIREN de chaque filiale, vous aurez une vision précise de la situation de chacune et pourrez prendre des mesures correctives si besoin.
Le niveau d’endettement
Enfin, le dernier indicateur couramment suivi dans un tableau de bord financier est le niveau d’endettement. Il regroupe les emprunts bancaires, les leasings, les paiements différés, voire les avances de fournisseurs. Ce poste a un impact direct sur la stabilité financière du groupe et sa capacité à faire face à des imprévus. Un suivi par SIREN vous permettra de repérer facilement quelle filiale présente un équilibre sain ou, au contraire, un risque d’endettement excessif. Vous pourrez alors déterminer si une renégociation des crédits est nécessaire, ou si une injection de fonds propres s’impose pour éviter la dégradation de la situation.