Bonjour à tous, c’est Léo. Aujourd’hui, je vous propose de découvrir comment rattacher une association loi 1901 à un SIREN. Quand on pense “SIREN”, on l’associe souvent aux entreprises commerciales. Pourtant, les associations peuvent elles aussi être concernées. Le numéro SIREN, attribué par l’Insee, est un identifiant unique qui permet de reconnaître officiellement une entité. Pour une association, cette reconnaissance est parfois obligatoire, notamment lorsqu’elle désire exercer certaines activités, recevoir des subventions publiques ou employer des salariés.
En France, une association loi 1901 est un groupement de personnes qui décident de se réunir autour d’un projet commun. Le caractère bénévole et la dimension à but non lucratif sont au cœur de la définition de l’association. Toutefois, certaines associations peuvent être amenées à générer des revenus, à établir des factures ou à rémunérer du personnel. Dans ces cas-là, le simple numéro RNA (Répertoire National des Associations) peut ne plus suffire, et un rattachement au SIREN devient indispensable.
Avant de se lancer dans un éventuel rattachement, il est important de comprendre pourquoi celui-ci peut être utile et quelles démarches précises il implique. Obtenir un SIREN pour son association consiste à officialiser son existence en tant qu’entité pouvant interagir plus facilement avec les organismes publics et privés. Pour donner un exemple concret : une association sportive qui souhaite solliciter une subvention auprès de la mairie pourra avoir besoin d’un numéro SIREN pour remplir certains formulaires de demande de financement. De même, une association culturelle organisant un festival avec billetterie et contrats de prestation devra probablement justifier de l’immatriculation SIREN face à ses partenaires.
Dans la suite de cet article, nous allons aborder les étapes formelles du rattachement, depuis la rédaction des statuts de l’association jusqu’à la demande de SIREN. Nous verrons aussi les cas particuliers, comme les associations employeuses, qui rendent le fait de disposer d’un SIREN presque incontournable. Enfin, je partagerai avec vous quelques conseils pour faciliter la gestion quotidienne de ces démarches. L’objectif : permettre à votre association de se structurer administrativement, tout en conservant la souplesse et les valeurs qui font la richesse du milieu associatif.
Définition du SIREN
Le numéro SIREN, abrégé de “Système d’Identification du Répertoire des ENtreprises”, est un identifiant unique de neuf chiffres attribué aux entités exerçant en France. Géré par l’Insee (Institut national de la statistique et des études économiques), ce numéro permet de référencer et de suivre toute forme d’organisation : entreprises individuelles, sociétés commerciales, établissements publics, auto-entrepreneurs, et donc également les associations, du moment qu’elles accèdent à un certain régime d’activité.
Le SIREN s’accompagne souvent d’un numéro SIRET pour chaque établissement. Pour une association, si elle exerce sur plusieurs sites (un local administratif, un espace évènementiel, etc.), elle peut disposer de plusieurs SIRET. Mais dans tous les cas, le premier sésame reste le numéro SIREN. Sans lui, vous ne pourrez pas prétendre à certaines formalités légales ou fiscales.
Concrètement, le SIREN est fréquemment requis lors :
- De l’émission de factures à des partenaires ou clients privés (pour des prestations, des ventes de biens…),
- De l’obtention de subventions auprès d’organismes publics (État, collectivités locales),
- Du recrutement de salariés et de l’établissement de fiches de paie,
- De la signature de contrats de prestation de services ou d’interventions rémunérées.
Pour toutes ces raisons, un président d’association peut réaliser qu’il a besoin d’un SIREN pour pérenniser et sécuriser le fonctionnement de sa structure. Il est donc essentiel de bien se renseigner sur les conditions d’octroi et de comprendre les étapes concrètes afin d’y être éligible.
Pourquoi une association peut avoir besoin d’un SIREN
Toutes les associations loi 1901 n’ont pas l’obligation d’obtenir un numéro SIREN. En effet, si votre association se dédie exclusivement à des activités bénévoles, sans aucun revenu et sans aucun salarié, vous pouvez sans doute vous en passer. Toutefois, la frontière entre l’utilité et la nécessité s’estompe dès lors que l’association se professionnalise.
Un des cas courants concerne la recherche de subventions publiques. Très rapidement, les demandes de subventions exigent un certain formalisme. La collectivité qui attribue la subvention a besoin de s’assurer que l’association bénéficiaire est bien recensée en France. Avoir un SIREN s’impose donc comme un gage de fiabilité et de reconnaissance officielle.
Dans d’autres situations, l’association peut vendre des produits (brochures, livres, tee-shirts…) ou des services (accueil lors d’événements, formation…). Dès lors qu’elle devient assujettie à la TVA, la question de l’immatriculation devient plus prégnante. Les associations qui souhaitent facturer des prestations ponctuelles ou régulières ont souvent besoin d’un SIREN afin de pouvoir éditer des factures conformes aux réglementations en vigueur.
Enfin, le recrutement de personnel salarié est un changement majeur. Les modalités de déclaration et de paiement des charges sociales exigent de l’association qu’elle soit immatriculée. Dans le cadre d’une embauche, vous ne pourrez pas créer un compte employeur auprès de l’URSSAF si vous ne disposez pas du précieux sésame, le SIREN.